Untitled

LAS LAGUNAS

« Tener Lagunas », en espagnol, ça veut dire tout oublier, avoir un instant de passage à vide, un trou de mémoire.

Dans l’environnement, les lagunes sont soit fermées, soit ouvertes. Dans les lagunes ouvertes, des flots de la mer et des rivières créent un courant continu. Protégée par un seul banc de sable, même si la lagune semble calme, elle reste toujours vulnérable aux assauts de la mer.


Dans las lagunas, nos corps viennent dire les bascules incessantes que nous adoptons pour tenir lieu de rencontre, de relation. Parce que comprendre l’autre signifie prendre avec soi, saisir ensemble. Nous prenons le temps dans ces lieux de passages, de transitions, de pertes, sans jamais savoir d’avance où ça ira. 


Las lagunas sont agitées, furtives, digressives, elles cherchent ensemble, « changent en s’échangeant ». Les performers négocient avec les ruptures, les flux, les échecs, les tentatives de s’accrocher, les pertes de références. On se rassemble avec ce qui nous sépare : nos limites et nos désaccords.

PT-

“Tener lagunas”, em espanhol, significa ter uma branca, passar por um instante de vazio. 

Na natureza, as lagoas podem ser abertas ou fechadas. Nas lagoas abertas, as correntes do mar e dos rios criam um fluxo contínuo. Protegida por um único banco de areia, a lagoa, aparentemente calma, encontra-se  sempre sujeita aos assaltos do mar.

Em Las Lagunas, os nossos corpos basculam na dualidade equilíbrio/desequilíbrio para tomar o lugar de encontro e de relação com o outro. Compreender o outro significa levá-lo consigo, criando um espaço de jogo conjunto. Demoramo-nos nestes lugares de passagens, transições, perdas, sem nunca saber de antemão para onde iremos. 


Las lagunas são agitadas, furtivas, digressivas — procuram juntas — e "transformam-se nas suas trocas". Os performers negoceiam rupturas, fluxos, fracassos; tentam agarrar-se, perdem referências. Reúnem-se com o que os separa: discordâncias, limites, e incompreensões.

​​Conception : Émilie Philippot

Performers : Ana Paula Gusmão, Luis Odriozola, Émilie Philippot, Béatrice Cordier. 

Regard extérieur : Romain Beltrão

Son : Arthur Pispalhas

Résidences : OPART | Estúdios Victor Córdon, Polo Cultural Gaivotas | Boavista, Espaço Alkantara. Lisbonne

Soutien : Institut Français Saison France-Portugal 2022

Soutien production & administration : Rede-More (www.rede-more.pt)

Photo © Alipio Padilha

Untitled

VINCERE

Dans ce solo, il s’agit de traverser différentes stratégies face à la peur. C’est un jeu de la dignité ; donner à voir l’opposé de la situation vécue ; l’esquive, la dualité, la confrontation sont des manières d’interroger la peur comme résistance à l’immobilité.

On parle plus des peurs qu’elles n’existent. C’est toute une culture de la peur, qui joue avec la peur de la peur, et qui nous envahit. 

Comment agir face à cette menace et se détacher de cette source d’insécurité ? 

Ici, les figures valeureuses jouent de leur propre impotence et dansent avec leur ombre. Elles traversent l‘espace comme un somnambule chercherait un lieu de repos. 


Conception et danse : Émilie Philippot

Regards extérieurs : Léa Rault, Marzena Krzeminska, Eli Lécuru

création lumière : Ronan Bernard

Création sonore : Charlotte Boisselier

Musique : Laurie Spiegel 

Régie son : Loïc Hache

Résidences : Réservoir Danse-Rennes, le Lieu-Guingamp, CND Pantin, la Ménagerie de Verre dans le cadre du studioLab, la Ville Robert-Pordic, le Petit Echo de la Mode-Châtelaudren, la Villa Carmélie-st Brieuc.

Soutien : Département Côtes d'Armor, le Petit Echo de la Mode, Agglomération de St Brieuc.

Untitled

O VOO

La chute comme point de départ, la gravité comme lieu d'équilibres et déséquilibres. Un premier projet cherchant à signifier le corps fragile dans un espace trop indéfini.

Forme courte de 10 '

Regards extérieurs : Vera Mantero, André Teodosio

Création sonore : Artur Pispalhas
Soutiens : Forum Dança, o Rumo do fumo, Teatro Méridional-Lisbonne

.